La troisième édition du salon Maghrébin du livre : investissement sans retour

Lors du point de presse tenu à Oujda jeudi 3 octobre 2019 sur l’organisation de la troisième édition du salon Maghrébin du livre  LETTRE DU MAGHREB sous le signe (la transmission), trois principales questions ont été soulevées avec pertinence. Elles concernent le couverture médiatique, l’évaluation des deux premières éditions et le financement de ce troisième rendez-vous culturel   .

En effet la presse locale s’interroge sur l’intérêt escompté par l’agence de développement de l’oriental  qui organise une conférence de presse à Casablanca avec la presse nationale et internationale alors que c’est la région de l’oriental qui organise, finance et abrite cette manifestation culturelle . On estime lésée la presse locale ; presse de proximité dont le directeur général de l’ADO n’a pas manqué de souligné l’importance du rôle que peut jouer la presse locale ; outil indispensable à l’accompagnement de tout projet de développement régional comme le reconnu le DG de l’ADO.

La presse nationale et internationale ne peut pas se déplacer à Oujda, explique Mohammed Mbarki ; DG de l’ADO. Et d’ajouter, la presse locale ne dispose pas de moyens nécessaires pour couvrir une telle manifestation culturelle sans pour autant spécifier la nature des insuffisances. Aussi a-t-on demandé si la presse nationale ou internationale ne peut pas se rendre à Oujda, comment elle pourrait s’enquérir de visu des travaux de cette manifestation pour une couverture objective, fiable et crédible.

Quant à l’évaluation des deux premières éditions, ni  le DG de l’ADO, ni le directeur régional du ministère de la culture ni le président de commission scientifique n’ont livré des informations concernant l’évaluation, aussi précoce soit-elle des éditions précédentes. C’est pourquoi on se demande si l’enveloppe budgétaire dédiée à cette manifestation culturelle est un investissement sans retour pour ne pas dire tout simplement une dilapidation de deniers publics   qui sera injectée dans un capital improductif.

Idem pour le financement. Même si le question concernant le financement a été posée le DG de l’ADO n’a donné aucune information.

En somme, des observateurs estiment aberrante la manière de communiquer adopter par l’agence de développement de l’oriental, mécanisme d’appui, en principe,  à double apport financier   et stratégique. De fait on ne cesse de reprocher au DG de l’ADO de ne pas concerter avec les acteurs locaux pour programmer des événements ou des manifestations à même de créer la  valeur pour les populations de la région de l’oriental qui enregistre ces dernières années un lourd fardeau socio-économique à cause de la présence d’institutions extractives .

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