? Algérie : mais où est passé Bouteflika

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Mais où est donc passé le président algérien Abdelaziz Bouteflika ? La question taraude les esprits dans les rues d’Alger. Aucune apparition publique depuis son retour mi-janvier, après sa nouvelle hospitalisation de quatre jours au Val-de-Grâce, à Paris, pour un «contrôle de routine» suivant son AVC d’avril dernier, selon un communiqué de la présidence algérienne. <btn_noimpr

Depuis, pas un mot. Pas de déclaration officielle. Le tout alors que le puissant FLN et le RND, les deux principaux partis de la coaliton au pouvoir et nettement majoritaires à l’Assemblée, l’implorent de se déclarer candidat à un quatrième mandat. Ce a quoi s’opposent certains responsables du même FLN, en guerre avec l’actuelle direction et qui appellent le président algérien, âgé de 76 ans et affaibli par la maladie, à se retirer .

«L’homme capable de préserver la sécurité et la stabilité du pays»

Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, s’est même avancé, mercredi dernier, en annonçant «officiellement » que Bouteflika est candidat et qu’il devrait, en personne, se déclarer à un «moment opportun». Or, l’ancien responsable du comité de soutien du candidat Bouteflika lors des scrutins précédents, Abdelghani Touhami, affirme le contraire et «supplie» le président sortant de ne pas briguer un nouveau mandat, le 17 avril. D’après lui, des locaux sont déjà en place dans le quartier huppé de Hydra sur les hauteurs d’Alger pour accueillir le QG de campagne de Bouteflika. Lui, il est vrai, milite pour la candidature de Ali Benflis, ancien Premier ministre de Bouteflika et ennemi juré aujourd’hui du clan du président.

Toujours invisible, y compris à la télévision, le chef de l’Etat ne se prononce pas. Il reste inaudible même si un de ses anciens fervents soutiens ne fait aucun doute de sa candidature qui pourrait, dit-il ironique, «tomber du ciel» début février. Comme pour appuyer son propos, une dizaine de petits partis viennent de se joindre à l’appel des deux grosses cylindrées que sont le FLN et le RND pour réclamer leur favori, usé par la maladie. Dans leur appel cité par l’agence officielle APS, ils estiment que Abdelaziz Bouteflika est «l’homme capable de préserver la sécurité et la stabilité du pays».

Aucune sortie depuis le retour à Alger

En attendant, le président algérien, qui n’a fait aucune sortie publique depuis son retour à Alger, se fait représenter lors des festivités officielles à l’étranger depuis avril dernier. Lundi, le président de la Haute assemblée algérienne (Sénat) a assisté à la signature de la nouvelle Constitution à Tunis. Il a, à cette occasion, salué un «pas gigantesque sur la voie de l’édification de la nouvelle Tunisie». Et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentera également Bouteflika au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie, les 30 et 31 janvier.

Après le Rassemblement pour la culture et la démocratie, c’est le parti islamiste MSP qui vient d’affirmer qu’il allait boycotter le scrutin. Ce mouvement a justifié son retrait par «le monopole de la présidentielle par le pouvoir en place et la négligence des revendications de la classe politique». Le MSP, qui était intégré à l’alliance présidentielle jusqu’au début 2012, avait estimé, en décembre dernier, que l’Algérie courait «à la catastrophe si Bouteflika décroche un quatrième mandat».

Bouteflika, lui, n’a encore rien dit de ses intentions. Laissant ainsi cours à une avalanche de commentaires sur la toile, notamment, où ses partisans et ses détracteurs se déchirent depuis .de longs mois

LeParisien.fr

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