Oujda la cité idéale : la Mecque

Plus la peine d’aller à la Mecque pour accomplir son pèlerinage !! Depuis quelques années Oujda est devenue une ville sainte, presque la Mecque. Elle ne ressemble pas aux autres viles du royaume où  on entend parler de corruption et de détournement des deniers publics . A Oujda, il n’y a que des saints. Les responsables sont des saints, les parlementaires plus que des saints, les élus  des anges. Partout on entend parler de cas de corruption ici et ailleurs, sauf à Oujda. Le directeur de l’ONDA, par exemple est sous les verrous en attendant que la justice dise son dernier mot. La cour des comptes a transmis son rapport  aux autorités compétentes. Elle attend maintenant les résultats.

Tout cela est bien beau, mais pourquoi n’a-t-on jamais parlé d’Oujda ?  Eh bien parce que   c’est une ville sainte. Et il n’y a que des saints, des anges qui ne touchent pas au moindre petit centime !!!  Vous imaginez une ville où tout est clean !! Où tout est propre.  Certains n’hésiteraient pas à la comparer à la cité idéale de Platon. Pourtant, il y a beaucoup de bruits qui circulent  à propos de certaines personnalités qui ont occupé des postes de responsabilité. Certaines mauvaises langues accusent  au mois trois responsables, qui après  avoir accompli leur forfait, ont été  largement récompensés. Les autorités compétentes sont au courant de tout. Accomplissent-elles leur devoir comme il le faut ou au contraire jouent-elles le jeu de ces personnes sans scrupules. Qui couvre ces corrompus ? Il est impensable que  le  simple citoyen soit au courant de certains petits secrets et que les services concernés ne soient pas informés. Si c’est le cas c’est grave !! Mais si ces services transmettent ces informations et que celles-ci ne soient pas prises en considération en haut lieu c’est gravissime !!! Qui protègent ces personnes sur lesquelles pèsent beaucoup de doutes ?

A Oujda, les gens répètent a ceux qui veulent l’entendre que s’ils veulent être nommés gouverneur, il faut voler, détourner les deniers publics ….ils gagneront doublement. A Oujda, il ne faut pas se faire trop d’illusions, les corrompus seront toujours protégés en haut lieu. Cet état de fait, les oujdis n’arrivent pas souvent à le digérer. Un jour ou l’autre Oujda connaîtra aussi son printemps. Ce ne sera pas forcément un 20 du mois, mais elle aura son jour. En attendant nous espérons  que la cour des comptes fasse un travail de fond sur les milliards de dirhams engloutis dans le grand projet de restructuration de la ville. C’est tout ce que nous demandons. Les citoyens sont sûrs que l’audit réservera de très grandes surprises.

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